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 L'automutilation

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AuteurMessage
ange brise
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Date d'inscription : 19/07/2011
Age : 37

MessageSujet: L'automutilation   Sam 6 Aoû - 2:23

Définition:

C'est le fait de se faire du mal volontairement. Il existe plusieurs manières de se faire du mal : se couper, se brûler, se piquer, s'arracher les cheveux, se griffer...

Beaucoup de survivantes ont recours à ces pratiques, cela leur permet de soulager leur douleur et leur sentiment de culpabilité et de honte. L'automutilation peut être vu comme une tentative de contrôle, une auto-punition liée au sentiment de culpabilité, ou alors une manière d'exprimer des sentiments inacceptables, d'exprimer par la douleur et par les gestes ce que l'on ne peut pas exprimer par la parole, par les mots.

Cela permet de faire face aux sentiments négatifs que la survivante peut avoir envers elle même.

L'automutilation est un comportement très secret car elle est associée à la honte et à l'humiliation. L'automutilation engendre un cercle vicieux, nous allons mal, avons peur de parler alors nous nous automutilons, mais elle procure un sentiment de honte et nous ne pouvons en parler, nous nous sentons coupable d'agir d'une telle manière et plus nous nous sentons coupable moins nous voulons en parler.

Souvent nous ne savons pas pourquoi nous nous automutilons et on pense être méchante ou déséquilibrée ou bien encore folle. Lorsque l'abus remonte à l'enfance il y a ce sentiment de culpabilité : «pourquoi est ce que je n'ai pas dit non? »,(comment pourrais t'on dire non à 8 ans alors qu'on ne comprend même pas ce qui se passe???) « Pourquoi je n'ai rien fais, rien dit? » (simplement parce que la peur paralyse et quand il est question de survie, il est impossible de réagir!!!!).

Les victimes rejettent sur elles mêmes la responsabilité de ce qui leur est arrivé alors qu'elles ne sont en aucun cas coupables de quoi que ce soit. Ces sentiments les suivent jusqu'à l'age adulte, et face à la douleur, l'impuissance, la culpabilité et la honte, la seule solution qui parait possible pour se soulager est l'automutilation.

Elle apporte à certaines survivantes un soulagement et une paix intense par rapport à l'angoisse ressentie quelques secondes auparavant. Pour d'autres elle permet de s'éloigner des souvenirs douloureux.

Les personnes qui s'automutilent ont souvent plusieurs croyance :

une première croyance est que l'automutilation est acceptable, nécessaire et même avantageuse. Cette croyance régularise le comportement.

Deuxièmement, les personnes qui s'automutilent croient que leurs corps et eux-mêmes sont repoussants et donc méritent d'être punis.

Une troisième croyance est celle qui veut qu'une action soit entreprise afin de réduire la tension affective.

Quatrièmement, elles sont convaincus qu'une action intempestive est nécessaire afin de communiquer aux autres leurs affects.

Ces quatre croyances forment la trame cognitive de l'automutilation et perpétuent le comportement.

L'automutilation peut avoir plusieurs causes, il est bien évident qu'il est impossible de toute les énumérer et que chaque individu agit pour des raisons qui lui sont propres

- confirmer leur existence à travers la douleur de leur corps, une recherche de sensation, de se sentir vivant

- exteriorisé et soulager un stress ou une angoisse intense, le soulagement d'une tension émotive incontrôlable

- attirer l'attention afin de pouvoir établir un contact

- peur de la perte ou la menace de perte d'une personne significative

- incapacité a verbaliser une tension intense ou un sentiment d'insécurité

- Le besoin de se punir, de punir le mauvais moi

- tentatives de communiquer aux autres leur détresse, de provoquer chez les autres une réponse

- l'automutilation reflète de façon typique une identification inconsciente à l'agresseur. Cette identification à l'agresseur, qui s'avère un mécanisme de défense permet au patient de devenir celui dont il avait jadis peur et du coup le supprime, ce qui rassure le patient

- l'automutilation sert à anesthésier la souffrance psychologique

- le sentiment de culpabilité suite au agressions sexuelles, symbole de complicité ou de culpabilité dans l'offense (fausse culpabilité) démontrant une grande colère dirigée vers elle-même vu son incapacité ou impuissance à n'avoir pu résister à une grave offense

- Il se peut que les souffrances dont ont été victimes ces personnes aient été physiquement douloureuses et à un âge qui soit trop jeune pour exprimer la chose avec des mots, ce qui dans une certaine mesure expliquerait le choix quant à leur démonstration

- Il se peut que ces victimes n'aient eu personne avec qui parler ou se sont vues accusées de mensonges quand elles l'ont fait. Ce qui aussi les a rendues agressives, envers elle-même et les autres, d'avoir fait confiance, ayant ainsi pour effet de leur imposer un silence insupportable sans soulager la souffrance. Cette souffrance, le besoin de justice et de secours sera alors apparent dans leurs cicatrices

- effort inconscient dans le but de rétablir un contrôle sur son environnement en évoquant chez les autres un sentiment de culpabilité, rétablissement du contrôle sur l'autre, de retrouver en somme un sentiment de toute-puissance dont dépend son autonomie.

Il est fréquent que la personne qui se mutile, ne ressente pas de douleurs lors de l'acte d'automutilation, la douleur apparait un peu plus tard. Cela peut s'expliquer de la maniére suivante.

Pourquoi l'acte d'automutilation deviens parfois un mode de vie ? Pourquoi est-ce que l'on peut en venir à aimer cela alors que ça fait mal ?

Une hypothèse concerne un possible mécanisme d'autodépendance impliquant le système opioïde endogène. Les opioïdes endogènes (dont les endorphines) sont des neurotransmetteurs largement répartis dans le système nerveux central et plus particulièrement dans les circuits de la douleur . L'automutilation augmenterait le niveau d'opioïdes endogènes ce qui provoquerait un état de bien-être. Une répétition de ce comportement serait nécessaire afin de maintenir cet état agréable .Ces anomalies biologiques pourraient être des séquelles d'abus ou de négligence durant l'enfance, ou seraient dues à des vulnérabilités innées.

explications plus simple :

Ca fait mal, oui mais... lorsque le cerveau enregistre une douleur, pas forcément violente, mais une douleur agressive, il libère des neurotransmetteurs (enképhalines) qui agissent sur les centres nerveux et limite la sensation de douleur. Cette substance libérée est comparable à la morphine...

Donc à une drogue, un calmant, un analgésique très fort qui entraîne notamment une perception "cotonneuse" de la réalité le temps nécessaire à l'élimination de ces neurotransmetteurs... Temps qui dépend des gens, de la douleur, de la nature de la douleur...

Pourquoi le cerveau libère-t-il ces substances?

Tout simplement pour ne pas être submergé par la douleur et ne pas perdre conscience. Théoriquement c'est dans le but de permettre au corps de réagir c'est à dire de mettre fin à la douleur. Et les neurotransmetteurs sont libérés tant que l'on n'arrête pas... c'est pourquoi on a de moins en moins conscience de la douleur... Certes, on a toujours mal, mais on est comme anesthésié...

Par contre je peux vous garantir que ça fait très mal le lendemain...

si la libération des neurotransmetteurs sus-cités n'entraîne pas de dépendance physique (et pour cause...), elle peut entraîner une dépendance psychique. Et même minime elle suffit à ne plus avoir peur d'avoir mal...

Pour les proches :

*La personne qui s'AM a avant tout besoin de parler d'elle-mm. Dans un premier temps, elle ne veut pas que les proches savent ce qui la fait souffrir. D'ailleurs, elle ne montre généralement pas qu'elle va mal. Poser des questions, lui écrire, lui parler, la forcer à s'ouvrir peuvent lui permettre de se libérer d'un poids trop lourd.

*Ne pas la juger. La personne ki s'AM se sentira blessée,et perdra toute confiance en la personne en face d'elle. Ne pas non plus avertir d'autres personnes sans mettre au courant l'intéressée, si elle ne met pas elle-mm les autres au courant, elle a sûrement ses raisons.

*Ne pas la forcer à arrêter. Si la personne va tjrs aussi mal, la forcer à se contenir pourrait la conduire à faire bien pire (je ne vous fais pas de dessin!). Ne pas non plus lui faire de chantage, ni la blesser mentalement.

*Rester présent dans les moments où elle en a besoin. Ne pas lui montrer de pitié. Ne pas la plaindre. Et parler de vous avec elle. Il ne faut pas qu'elle se sente au coeur de toutes les conversations, faites-lui voir d'autres horizons, comme votre propre vie.

*On ne peut pas guérir une personne qui s'AM, on peut tout simplement l'aider à aller mieux. Ne vous donnez pas trop de mal, l'AM est une MALADIE mentale qui se répercute sur le physique, vous n'êtes pas médecin, alors parler, écouter et faire de son mieux pr comprendre est déjà énorme.

DOCTISSIMO-site psycho pour ados, dit:

Scarifications, coupures, et autres brûlures… parfois, ados et jeunes adultes se mutilent de manière intentionnelle. Et ces comportements seraient en hausse depuis quelques années. Pourquoi ce besoin de se faire mal ? Comment en sortir ? Doctissimo revient sur cette douleur à fleur de peau.

L’automutilation est un problème sous-estimé. Pourtant, il toucherait un nombre croissant d’adolescent et de jeunes adultes, essentiellement des femmes. Plus d’un jeune sur dix serait concerné.

Pourquoi se faire mal ?


L’automutilation consiste, comme son nom l’indique, à s’infliger des blessures de manière intentionnelle. Cela passe par de petites coupures avec un rasoir ou un cutter, des brûlures, des morsures… L’ado s’impose généralement cette souffrance à l’abri des regards de son entourage, en se cachant dans sa chambre ou la salle de bain. Ces blessures pratiquées de manière répétée n’ont pas pour objet d’attirer l’attention, mais semble-t-il de permettre de contrôler ses émotions, ses angoisses, ses colères… à moins qu’il ne s’agisse d’un moyen de se réapproprier son corps. Il faut souligner une sorte de "mode" de l’automutilation - certaines stars, tel que Marilyn Manson, n’hésitant pas à se scarifier sur scène - qui n’est peut être pas sans rapport avec l’augmentation du nombre de cas.

Anorexie, boulimie et automutilation

Il semble y avoir des liens forts entre l’automutilation et les troubles du comportement alimentaires. Ainsi, ce besoin de se faire mal est souvent observé dans les problèmes d’anorexie. On le retrouve également dans les cas de boulimie. Cela semble logique, car troubles du comportement alimentaire et automutilation ont des causes similaires : expression d’un mal-être, volonté de maîtriser les changements de son corps… A noter, l’automutilation est également liée à l’abus d’alcool et de drogues. Mais bien sûr, il n’existe pas de règles en la matière.

Le dialogue essentiel

Généralement, l’automutilation s’atténue avec l’âge, et disparaît après quelques années. Mais dans quelques cas, elle peut constituer le signe annonciateur de troubles plus graves. Les parents qui découvrent ce problème ne doivent pas hésiter à orienter leur enfant vers un psychologue ou un psychiatre. L’aide d’un spécialiste aidera le jeune adulte à comprendre les raisons de son comportement. Car l’automutilation traduit un malaise profond. Et un psy peut aider à se réconcilier avec son corps, et limiter les dégâts. Mais il faut aussi que la famille repense sa relation avec celui qui s’automutile. Car ce comportement dénote d’un manque d’écoute. Il est donc essentiel de réinstaurer le dialogue et d’essayer de comprendre ses appels à l’aide qui ne disent pas leur nom..

Il faut se demander :

- S'il y a quelque chose en particulier qui déclenche ce comportement.

- Quelle est la sensation que me procure ce comportement et comment pourrais-je obtenir les même sensations sans m'automutiler.

Voici une technique qui pourrait peut-être aider à cesser de vous automutiler.

- 1. C ommencez par prendre la décision de continuer à vivre, de ne plus vous faire de mal.

- 2. Dites aux personnes en qui vous avez confiance que vous avez décidé de ne plus vous automutiler, demandez leurs de vous aider.

- 3. Dressez la liste des automutilations auxquelles vous voulez mettre fin, si vous passer une journée sans vous automutiler ,offrez vous une récompense (si vous avez un thérapeute montrez lui votre liste).

- 4. Apprenez à reconnaître les facteurs qui vous poussent à vous mutiler. Quand vous saurez reconnaître ces facteurs, ils perdront de leurs pouvoirs.

- 5. Dressez la liste des choses que vous pouvez faire pour vous détendre et vous sentir en sécurité quand vous voulez vous faire du mal parce que vous êtes affolée ou en colére. Mettez la liste à un endroit où vous la verrez souvent ou gardez-la avec vous. Faites aussi une liste des raisons pour lesquelles vous ne devez pas vous faire de mal.

- 6. Adoptez un endroit de la maison où vous pouvez aller pour vous retrouver seule et vous calmer. Promettez-vous de ne pas vous faire de mal lorsque vous y êtes.

-7. Établissez un plan contre les flash-backs qui sont souvent source d'automutilation :

a) Cherchez comment réagir avant leurs apparitions.

b) Décidez de la façon dont vous allez permettre aux flash-backs de faire leur apparition.

c) Déterminez comment vous allez vous y prendre pour garder les pieds sur terre de manière à revenir au présent.
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