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 La confiance en soi

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kayapo
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Messages : 290
Date d'inscription : 09/06/2011

MessageSujet: La confiance en soi   Jeu 22 Sep - 20:44

Toujours de manière schématique, c’est une femme qui, lorsqu’elle est maltraitée, juge, au fond d’elle-même que "c’est normal", qu’elle ne mérite pas d’être considérée. Encore une fois, c’est dans l’enfance que sa personnalité s’est construite. Il peut s’agir, par exemple, d’une petite fille mal aimée à qui les parents ont fait entendre qu’elle n’est pas belle, qu’elle n’est pas bonne, qu’elle ne mérite pas leur amour. À qui l’on donne comme modèle une autre, qui serait plus aimable, plus valable qu’elle. Et qui se construit sur ce modèle.

Accepte le manque de respect...
Arrivée à l’âge de femme et dans une relation de couple, elle pourra laisser s’installer lentement des situations de manque de respect. Dans l’espoir d’être aimée, elle tolèrera des gestes irrespectueux. Elle ne saura pas mettre de limites à ces conduites. Même sans être battue, elle pourra accepter des humiliations, des paroles dévalorisantes, voire des coups. La progression relationnelle va d’un simple manque de respect à une véritable maltraitance. Si elle ne se sent pas aimable, elle ne sera pas aimée. Et c’est dans l’espoir d’être aimée qu’elle acceptera de repousser les limites du respect, jusqu’à la violence.

C’est un grand classique de la psychologie familiale : la répétition du modèle parental. Une petite fille battue ou qui aura assisté, dans son enfance, à des scènes de violence familiale, aura plus de risque, arrivée à l’âge adulte de se retrouver dans une relation de couple basée sur la violence. Le modèle intégré dès la petite enfance sera celui-là, celui des parents. Puisque le père est violent avec la mère, puisque le frère est violent avec la sœur, il est « normal » que le conjoint le soit, à présent avec elle.

La violence est devenue, de manière « réflexe », le prix à payer pour vivre une vie de couple. Il s’agit d’une forme de soumission, non pas à une personne, mais à un modèle. Un modèle intégré, dès la petite enfance. Face à ce schéma, trois types de comportements risquent de se mettre en place : la répétition, la révolte ou l’évitement.

> La répétition : c’est ce que l’on vient d'expliquer. Le modèle est considéré comme normal. Les hommes sont tous comme ça, violents. Le père était violent avec la mère, le conjoint a donc « le droit » d’être violent avec elle. Et même si la situation de violence est vécue dans la souffrance, le modèle est quand même répété. Il est devenu la « norme relationnelle » .

> La révolte : c’est l’inverse. La petite fille maltraitée ou témoin de maltraitance, se jure à elle-même que personne ne la touchera jamais. Elle peut alors, par opposition au modèle parental dont elle ne s’est toujours pas libérée, devenir elle-même agressive, par défense. Par auto-protection. Elle peut devenir le bourreau. Il y aura une forme de répétition, mais inversée. C’est la contre-dépendance. Elle pourra, alors choisir involontairement, pour conjoint, un homme passif-agressif, sur qui elle cherchera à exercer une domination vécue comme rassurante pour elle.

> L’évitement : par peur d’une répétition du modèle familial violent, la petite fille devenue femme, pourra choisir de rester seule, définitivement célibataire, pour ne pas risquer de se retrouver dans un schéma de couple qui pourrait la mettre en danger.


Il est facile de dire que lorsqu’une femme est victime de violences conjugales, la séparation est la bonne réponse. Ce n’est souvent que lorsque la femme comprend que sa vie est en danger, qu’elle accepte de partir. Et encore ! Les chiffres le montrent bien, certaines restent souvent, trop souvent... jusqu’à la mort ! Si une femme meurt, tous les deux jours, dans notre pays, sous les coups de son conjoint, c’est qu’elle n’est pas partie à temps...

Les structures d’accueil existent, les aides existent, les associations également, pour venir en aide aux femmes victimes de violence (lire page suivante).

Mais, comment éviter d’en arriver là ? Probablement en n’acceptant pas le premier coup. Probablement en comprenant, dès le premier coup, qu’un travail psychologique s’impose. Des traitements sont possibles. Des thérapies peuvent être mises en place, à condition qu’une prise de conscience se fasse, dans le couple, avant qu’il ne soit trop tard. Il peut s’agir de thérapies familiales, de thérapies de couple ou de thérapie individuelle. Ces thérapies permettront d’effectuer un travail sur l’autonomie, sur la séparation d’avec les modèles parentaux. Elles permettront de repérer les situations de dépendance. Elles permettront également aux personnes victimes de retrouver ou de découvrir, enfin, l’estime de soi (lire les conseils du psychiatre).



Quand la situation est devenue très critique, apparaît "irrattrapable", il est temps d'agir ! Et d'entreprendre certaines démarches.

> Réussir à parler est souvent la première étape pour sortir de la spirale de la peur et des violences conjugales.

> La première chose à faire est de signaler et consigner par écrit les violences subies. Pour le faire, vous pouvez déposer une plainte auprès des services de police ou de gendarmerie.

> Pour celles qui ne souhaitent pas déposer plainte, il est possible de faire une déclaration au commissariat (déposer une main-courante) ou à la gendarmerie (procès-verbal).

> Qu’une plainte soit déposée ou non, il est recommandé de faire constater par un médecin les violences subies. Le certificat médical de constatation est un élément important dans le cadre d’une procédure judiciaire, même si celle-ci a lieu plusieurs mois après. Il peut être établi soit à l’hôpital, soit par un médecin généraliste. Il doit être fait le plus tôt possible après l’acte de violence.

> Il est important également de rassembler les témoignages. Ceux-ci permettront en effet d’appuyer votre déclaration et, éventuellement, d’engager des poursuites judiciaires. Les témoignages écrits peuvent provenir des proches, amis, voisins et doivent être datés, signés et accompagnés d’une photocopie recto/verso de la pièce d’identité du témoin.

Enfin, vous pouvez bénéficier de différentes aides financières (prise en charge des frais de justice, APL, ASSEDIC, allocation familiale...), et de mesures d’accompagnement. Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous renseigner.

Le numéro à retenir : le 3919 (du lundi au samedi 8h-22h, les jours fériés 10h-20h).

http://sante-az.aufeminin.com/mag/psychologie/d6662/x30501.html
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